Réseau solidarité

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Catégories : écologie, environnement
Rédacteurs :
Thérèse Schwab
Publication : 19 mai 2013
Mise à jour : 20 mai 2013

Semer chez nous
en vue de démultiplier les récoltes de là-bas

PlantonUne initiative du culte de l’enfance

Le 16 juin, à St-Blaise, à l’issue du culte, les enfants vendront des plantons provenant de graines semées chez nous en solidarité avec des femmes démunies qui cultivent un lopin de terre, autour d’une église d’un quartier pauvre de Kinshasa.

Le contact avec les maraîchères de la paroisse de Ngaliema est établi depuis l’été 2012. Notre engagement à leur côté porte déjà du fruit: un plan d’encadrement a pu démarrer pour améliorer la qualité des récoltes. La première étape, le creusement d’un puits est réalisé.

Puits Kinshasa

En 2011 lorsque j'ai retrouvé,  la ville de Kinshasa en République démocratique du Congo, que j’avais connue 40 ans plus tôt, elle avait explosé au niveau des habitants, elle est complétement engorgée et avait grandi dans le chaos. Il m'a semblé voir de mes yeux que le fossé entre riches et pauvres est une faille qui n'a cessé de se creuser. La vague impression que la société n'avance pas dans le bon sens est devenu une cruelle réalité s'étalant devant mes yeux, et je me suis demandé: faut-il se résigner, et voir cette évolution comme une fatalité incontournable?

Quelles que soient les différences, nous formons une seule humanité réunie dans l’amour divin. Quand on s'attaque à des problèmes aussi gros que ça, il faut le faire avec la plus grande humilité et avec une espérance indéracinable. C’est une des raisons qui me pousse à repartir encore une fois en juillet 2013. Je serai heureuse et fière d’emporter avec moi le fruit de notre récolte de St-Blaise. Le produit de cette vente nous permettra d’organiser un petit séminaire sur le moringa, l’arbre miracle, rempli de vertus, de valeurs nutritives et curatives qui permet de lutter contre la malnutrition et la maladie.

J’en suis bien consciente: globalement un tel geste ne change rien à la marche du monde. Mais je crois aux petits signes. Je crois que celui qui prend soin d’un petit coin de terre – même d’une fleur – avec amour, avec un cœur sensible, prend soin de toute la terre et qu’au regard de Dieu cela a de la valeur. Et comme on entend au lever du jour le l'aube annoncée par le chant des premiers amour, nous entendons résonner partout les premiers chants des humains animés par cette espérance.