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Catégories : économie, social, politique, environnement, technologie
Rédacteurs :
Mark Haltmeier
Publication : 24 septembre 2009
Mise à jour : 18 novembre 2009

350?

Ce chiffre correspond à la teneur maximale en CO2 (exprimée en ppmv) que nous ne devrions pas dépasser si nous souhaitons maintenir une planète habitable. Sachant que la teneur actuelle est déjà de 388 ppmv, il est important d'agir sans tarder…

Ce chiffre, c'est aussi une plateforme de mise en réseau via le web: 350.org. Quelque 200 organisations du monde entier en font partie: elles cherchent à mobiliser la société civile afin de faire pression sur nos autorités en vue de la Conférence de Copenhague (7-18 décembre 2009). Une journée d'action a été mise sur pied le 24 octobre.

 

Que s'est-il passé le 24 octobre?

Partout dans le monde, au Nord comme au Sud, dans les pays riches et historiquement responsables du problème comme dans les pays peu émetteurs de gaz à effet de serre mais très vulnérables au changement climatique, des groupes de personnes se sont rassemblés autour du chiffre 350. Pour voir des photos des quelque 5'200 actions qui ont été organisées dans 181 pays, consulter le site www.350.org.

Qu'avons-nous fait à St-Blaise ce jour-là?

A la suite de la sortie «à la découverte de la forêt» du groupe nature, une centaine de personnes se sont rassemblées sur le terrain de football des Fourches pour former un grand cercle autour d'un globe et donner quelques éléments clé afin de comprendre les raisons de cette journée internationale d’action en faveur du climat.

Nous avons ensuite expliqué l'évolution de la teneur en CO2 - illustrée à l'aide d'un graphique géant dessiné sur le talus adjacent au terrain de football - et l'importance de revenir à une concentration de 350 ppmv.

Pour terminer, nous avons dessiné un 350 humain...

Comme le graphique sur le talus était trop grand (large), nous l'avons redessiné, en version réduite, sur le terrain de football, après coup. Les trois chiffres présentés correspondent à:

280: teneur maximale de ces derniers 2.1 millions d'années. Cette valeur est celle que nos ancêtres ont connue jusqu'il y a 200 ans. C'est celle qui a permis à l'humanité de se développer dans un environnement naturel propice.

350: la «ligne rouge» (!) qu'il ne faudrait pas dépasser si nous souhaitons maintenir un environnement «habitable».

388: concentration actuelle en CO2.


Les enfants se sont ensuite amusés comme des fous avec le globe :–)

En résumé, un très bel après-midi !  Merci à chacun/e de sa participation active et joyeuse.

Le soir, en rentrant, il me semblait que la Terre tournait déjà un peu plus «rond» ;–)

 


Que faire ensuite?

L’objectif principal est de réduire fortement notre consommation d’énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) en basculant dès que possible vers les énergies renouvelables (le solaire - photovoltaïque et thermique - l’hydroélectricité, l’éolien, la biomasse, la géothermie) ainsi qu’en limitant notre consommation d’énergie.


Est-ce utile?

Pour répondre à cette question, voici quelques observations:

Tout d'abord, la CNN a officiellement considéré le 24 octobre comme «la journée d'action politique avec la plus forte répercussion de l'histoire de la planète», ce qui doit nous encourager pleinement à poursuivre notre travail. Pour vous en convaincre voyez le site www.350.org

Quoi d'autre encore? Le message délivré par Ban Ki Moon, le Secrétaire Général des Nations Unies. Il s'agit, en fin de compte de la personne responsable pour essayer de parvenir à un accord à Copenhague, et pour cette raison, il comprend, mieux que personne, à quel point ce genre de pression publique est si important. Voilà ce qu'il a dit: «Je voudrais remercier les millions de personnes des 181 pays qui, le 24 octobre, ont participé à la Journée d'Action en faveur du Climat organisée par 350.org. Il s'agît d'un des exemples les plus formidables d'action politique populaire sur le changement climatique que le monde ait jamais connus. Cette Journée d'Action en faveur du Climat a eu lieu à un moment critique en ce qui concerne les négociations mondiales, et elle a montré que les habitants de toute la planète - de l'Ethiopie à l'Inde, en passant par le Paraguay et les Etats-Unis - comprennent quel est le défi scientifique auquel le monde doit faire face. J'encourage les gouvernements à tenir compte de l'exemple montré par leurs citoyens, et à agir avec fermeté à Copenhague pour aborder la crise en faisant preuve d'audace et d'anticipation».