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Catégories : environnement, économie
Rédacteurs :
Thérèse Schwab
Publication : 25 mai 2010
Mise à jour : 26 septembre 2010

Lettre ouverte aux grands distributeurs

Dans le collimateur de l’OMC, les problèmes liés à la production et à la distribution alimentaires sont complexes et nous dépassent. Cela ne doit pas nous empêcher de nous situer et de nommer les points qui nous font problème et nous interpellent. Nous avons adressé dans ce sens une lettre à Coop et une autre à Migros. Un article est parti pour le courrier des lecteurs de nos quotidiens proches.


Les grands distributeurs alimentaires sont devenus, avec le temps, des pourvoyeurs quasi incontournables de notre approvisionnement. Contrainte d'effectuer, en partie en tous cas, mes achats dans ces magasins, je ressens, pour plusieurs raisons, un malaise lancinant.

La nature, la protection de l’environnement, sont les sujets porteurs sur lesquels se fonde une bonne partie de leur image publicitaire. Or, ces entreprises qui, l’année passée encore ont engrangé des bénéfices record, imposent aux agriculteurs des prix qui les obligent à travailler, par moments, à perte (cf. la récente crise du lait).

Dans le créneau Bio, les marges de bénéfices excessives donnent l’impression que le Bio est devenu la nouvelle «vache à lait» des distributeurs alimentaires, qui se présentent par ailleurs comme des grands pourvoyeurs de nature.

 

Les mégacentres ont poussé comme des champignons ces dernières années. Certains magasins de quartier, tellement utiles pour les achats courants, ont disparu au profit de ces grandes surfaces où j’ai bien souvent l’impression de me trouver dans un labyrinthe, «menée en bateau», loin de mon but…


Solidarité avec le monde paysan

Cela me donne une furieuse envie de trouver une issue de secours.

La vente directe, les contrats de proximité entre producteurs et consommateurs pourraient être les «canots de sauvetage» qui nous ramènent, enfin, au vert et rétablissent des relations gagnantes pour tous les partenaires!

Finalement c'est à nous, consommateurs, qu'il incombe d'être plus solidaires du monde paysan, si nous ne voulons pas qu'il soit vidé de toute sa substance, de sa fonction nourricière et protectrice de l'environnement au profit du pouvoir économique.