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Catégories : écologie, échanger
Rédacteurs :
Thérèse Schwab
Mise à jour : 6 juin 2008

Lettre de nouvelles de l'automne 2005

[sommaire des lettres de nouvelles]   Un peu d’humour, un peu de fantaisie, un peu d’encouragement pour les membres de notre réseau naissant en lisant cette petite histoire glânée sur le web:

Dans le livre de Philippe Desbrosses «l’Intelligence Verte» (pp 162-163), je découvre un phénomène assez intéressant «le phénomène du centième singe» ou comment à partir d’une certaine masse critique, une communauté a adopté un nouveau comportement.

«Depuis trente ans, des chercheurs japonais étudient le comportement des singes sur l’archipel des îles Okinawa et Tokunoshima. Pour résumer l’expérimentation, les chercheurs ont constaté que les singes aimaient beaucoup les patates douces. Les singes n’ont aucun contact avec les hommes et chaque semaine des hélicoptères déversent sur les îles, des tonnes de nourriture dont les patates douces (appréciées comme friandises). Par contre, ils aiment moins la terre qui s’incruste dans la peau du fruit au moment de leur projection brutale sur le sol. Alors ils passent beaucoup de temps à éplucher leurs patates douces avec leurs doigts jusqu’au jour où l’un d’entre eux (ce singe est une guenon) a l’idée d’aller laver sa patate douce dans l’eau de mer proche. Un curieux phénomène se produit. Les observateurs notent que les premiers à suivre l’exemple de la guenon sont les jeunes singes qui l’accompagnent au fil des jours, de plus en plus nombreux et ensuite les autres femelles. Les plus réticents sont les vieux singes rivés à leurs habitudes, qui observent ce manège avec grimaces réprobatrices. Le processus continue jusqu'au moment où le groupe atteint la taille critique d’une centaine d’individus. A ce moment là, il se passe un phénomène intéressant : toute la communauté bascule et l’ensemble de la société de singes adopte la nouvelle norme. Tout le monde va laver et éplucher sa patate douce dans l’eau.»

Je me limiterais à la version lue dans «l’Intelligence Verte» (dommage qu’il n’y ait pas de sources).

Qu’en est il pour l’homme?  Imaginons que cela puisse s’appliquer au domaine des gestes «écologiques»...

Ce qui est surtout intéressant, c’est l’approche qu'il est possible de mettre en avant. Au lieu des sempiternels «de toute façon, ca ne sert à rien, je serai le seul à le faire», on pourrait passer à «c’est une question de taille critique, et si 5, 10, 50, 100 personnes faisaient comme vous...? quel impact cela aurait il?»

Auteur : David Ly
Source : dly.free.fr/site/article.php3