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Catégories : spiritualité
Rédacteurs :
Thérèse Schwab
Publication : 30 septembre 2009
Mise à jour : 18 novembre 2009

A la source de nos engagements:
Ballade pour une âme perdue (2)…

Poursuivant la ballade pour une âme perdue, amorcée dans notre édition d'automne 2009, nous sommes invités à participer en silence au grand mouvement de réenchantement dont parle Michel Maxime Egger.


Le fleuve de vie

Les pieds sur terre, relié au cœur de la planète par la force de gravitation,
je suis une toute petite cellule de vie
à l’intérieur du Grand Tout.
Dans toutes les fibres de mon être
dans les pulsations de mon cœur, dans mes veines, dans mon souffle,
coule le fleuve de vie, le fleuve qui abreuve toutes les créatures.

Je suis partie prenante de la grande danse universelle
qui, malgré - ou grâce aux crises que nous traversons
fait de la terre un monde en devenir qui va vers son accomplissement.

«Le même fleuve de vie 

Qui court à travers mes veines nuit et jour
Court à travers le monde
Et danse en pulsations rythmées. 

C'est cette même vie qui pousse à travers
La poudre de la terre sa joie
En innombrables brins d'herbe,
Et éclate en fougueuses vagues de feuilles et de fleurs.
C'est cette même vie que balancent flux et reflux
Dans l'océan-berceau de la naissance et de la mort.
Je sens mes membres glorifiés au toucher de cette vie universelle.
Et je m'enorgueillis,
Car le grand battement de la vie des âges
C'est dans mon sang qu'il danse en ce moment»
Tagore

 

Musique du ciel

Aucune existence n'existe isolée des autres.
J'ai ma place dans la grande chorégraphie universelle
au milieu des brins d'herbe qui ondulent sur terre,
des étoiles qui traversent le ciel,
et des humains qui cherchent comme moi leur chemin.

Alors que mille sirènes paraissent couvrir
le murmure de la source qui nous relie à notre être vrai
son chant qui vibre à l’intérieur des choses redevient audible
quand je m'arrête,
quand je crée en moi l'espace où peut résonner le soupir de la création,
dans mon souffle, dans les battements de mon cœur.

Geste d'offrande

A la barbe du bruit ambiant qui étourdit nos têtes et vide nos cœurs
nous pouvons, humblement, toujours à nouveau,
nous arrêter,
faire silence,
ouvrir nos mains,
nous présenter devant le Présent.

Pour donner forme à ma soif existentielle
je peux tenir dans mes mains ouvertes un bol vide,
le présenter au ciel comme une offrande
Et laisser venir…patiemment,
les dons que le souffle divin transporte dans l'espace intérieur
Je deviens alors terreau accueillant pour les graines du ciel.


«Bois de son Esprit, plonge-toi dans l'amour,
en tout donne gloire à ton Père aux cieux,
demeure en sa présence, en paix dans la foi,
adore-le et loue et il fera le reste.»