Réseau solidarité

Se ressourcer spirituellement - penser globalement - agir localement

Accueil > Spiritualité > Echanger > Un ange au coeur de la crise économique
Catégories : spiritualité, fêtes, voir
Rédacteurs :
Thérèse Schwab
Publication : 8 décembre 2008
Mise à jour : 15 décembre 2008

Un ange au cœur de la crise

Alors que le discours dominant suite au krach boursier est celui de la relance économique à coup de milliards, des voix se font entendre de tous côtés pour demander autre chose que la remise en rail du pouvoir et de la croissance économique. Pour Boris Cyrulnik, cette crise n’est pas seulement économique mais aussi climatique et alimentaire; elle est plus qu’une crise, c’est une catastrophe! Dans le sens qu’elle signale la fin d’une «strophe» et exige l’invention d’une nouvelle «strophe». Pour la survie de l’humanité, il est nécessaire de réintroduire dans les échanges humains des valeurs éthiques et des valeurs spirituelles. Le bien-être ne peut pas indéfiniment être mesuré au bien-être matériel. Les autres valeurs réclament leur dû. A la croissance illimitée, il faut substituer un progrès mesuré, un retour à ce que Pierre Rahbi appelle la «sobriété heureuse».

Et quelle fête, mieux que celle de Noël, nous met sur cette voie: «Lui qui était l’égal de Dieu a paru comme un simple homme» (Philippiens 2). Il n’a pas dédaigné la précarité et la pauvreté de la condition humaine.
La sobriété joyeuse est une découverte au plus intime de moi, d’un style de vie en résonance avec mon être,  avec l’être de la terre et l’Etre suprême.

Empêtrés que nous sommes dans notre monde et notre fonctionnement matérialiste, cette découverte serait-elle possible en dehors d'une rencontre, d’une rencontre avec un ange? Allons, puisque Noël vient, prenons un petit moment pour accueillir, au hasard un des anges parmi les myriades qui ont chanté la naissance du Christ: l’ange de la gaieté sereine !

L'ange de la gaieté sereine, rejoint de préférence celle et celui qui a regardé en face sa propre vérité et qui ne se bouche pas les yeux devant la réalité concrète de ce monde. Il fait naître en nous un autre regard: il nous fait voir le rayonnement de la lumière divine, au fond de nos abîmes et au fond des ténèbres qui règnent dans le monde. Dans nos obscurités, il allume le feu qui ne s'éteint jamais. Assurés que rien ne peut nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ, nous voyons tout dans la perspective de notre ange: il perçoit la réalité de ce monde telle qu'elle est, mais, porté par ses ailes, il réussit malgré tout à s'élever au-dessus de lui et à en considérer toutes les pesanteurs sans perdre sa sérénité joyeuse. «Aussi te souhaité-je, ami lecteur, de rencontrer beaucoup d'anges de la gaieté sereine. Qu'ils dissipent tes nuages et te rendent serein, joyeux, lumineux, afin que le monde autour de toi le devienne aussi».

Anselm Grün, «Petit traité de spiritualité au quotidien», éditions Albin Michel.

Il faut un peu de silence, un peu de solitude pour «voir» l’ange et c’est exactement ce que nous vous souhaitons de trouver, avant la fin de l’année.