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Catégories : écologie, lire, spiritualité
Rédacteurs :
Thérèse Schwab
Publication : 5 septembre 2009
Mise à jour : 15 juin 2010

Le commencement est dans la fin

Alors que nous sommes de mieux en mieux informés de la gravité de la crise écologique, il est étonnant de constater à quel point nous faisons preuve d'inertie et n'arrivons ou ne voulons pas changer de comportement alors que la situation le réclame.

Une croyance populaire – sorte de foi du charbonnier, pourrait être un des éléments inhibiteur qui expliquerait pourquoi de nombreux chrétiens semblent être à la traîne des réformes de vie urgentes: «Il est inutile de lutter pour sauvegarder la création: l’apocalypse, la catastrophe finale est annoncée dans la Bible. Nous n'y pouvons rien».

Le théologien allemand Jürgen Moltmann dans un de ses derniers livres: «In the end…the beginning», défend que l’interprétation du livre de l’Apocalypse comme la fin du monde, une «solution finale» de tous les problèmes dans un spasme destructeur n’est pas acceptable. «Ces images sont apocalyptiques, mais sont-elles aussi chrétiennes? Non, elles ne le sont pas. Car l’attente chrétienne du futur n’a rien avoir à faire avec la fin, que ce soit la fin de cette vie, la fin de l’histoire ou la fin du monde. L’attente chrétienne est tournée vers le commencement: le commencement de la vraie vie, le commencement du royaume de Dieu et le commencement de la nouvelle création dans une forme durable. La grande promesse de Dieu dans le dernier livre de la Bible: l'Apocalypse, c’est: «Voici, je fais toutes choses nouvelles» (Apo 21/5).

A la lumière de cet horizon ultime, nous lisons la Bible comme le livre des promesses de Dieu et des espoirs des hommes et des femmes, et même de toute chose créée. Et, à l’évocation de ce futur, nous trouvons les énergies pour de nouveaux commencements». Cité par Hassenforder dans le site www.temoins.com.

«Les dégradations infligées à la nature au cours des dernières décennies peuvent évoquer en nous la pensée de Paul lorsqu’il écrit: «La création toute entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement» (Romains 8/22). En Dieu, c’est un appel à regarder en avant. Vers une des dernières promesses de l’apocalypse, justement: «Voici, je fais toutes choses nouvelles».