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Catégories : mobilité
Rédacteurs :
Thérèse Schwab
Mise à jour : 13 avril 2008

Voilà l’été, bientôt les vacances tant attendues, les départs… la liberté!
Un répit dans notre vie trépidante?
Ou une nouvelle course épuisante?
Parce qu’on a envie de profiter de tout au maximum, de faire plein d’activités nouvelles, de découvertes, de kilomètres...

Serions-nous tous contaminés par les voleurs de temps qui sévissent
dans l’histoire de Momo imaginée par Michael Ende:

«Pour les épargnants du temps: même les heures libres devaient être utilisées au maximum, c'est-à-dire leur procurer en un temps record autant de distractions et de détente que possible.
Ils avaient aussi perdu la faculté de célébrer des vraies fêtes.
S’adonner à la rêverie était quasiment un crime. Et ce qu’il y avait de pire, c’était le silence. Car dans le silence ils étaient pris d’angoisse…
De plus en plus de gens ont de moins en moins de temps,
bien que tout soit mis en œuvre pour économiser du temps.
C’est justement ce temps économisé qui est perdu pour les gens.»


Le but des vacances n’est-il pas de souffler, d’avoir du temps, de redonner place à nos besoins fondamentaux:
nous retrouver en-dehors des contraintes habituelles, nous donner le temps pour nous-mêmes,
le temps de marcher dans des paysages que nous aimons, le temps de rencontrer des personnes que nous aimons, le temps de ne rien faire, le temps de s’ennuyer un peu, même?
N’est-ce pas justement parce que nous avons tellement peur de nous ennuyer que nous transformons nos vacances familiales en marathon?
Parce que nous avons tellement peur que nos enfants s’ennuient que nous leur proposons des overdoses d’activités?

Et si nous tentions l’expérience de commencer une journée de vacances sans projets, il se pourrait que l’imagination se remette à fonctionner et que nous redécouvrions tout ce qu’il y a de beau et de stimulant dans les éléments les plus simples qui nous environnent...

Cela redevient même «à la mode» dans certains milieux. Selon un article paru récemment dans «Le Temps»: La tendance «Slow» se propage!


Une nouvelle offre dans le monde du tourisme: le Slow Travel

Selon Rafael Matos-Wasem, chercheur à l'Institut Économie et tourisme en Suisse, le Slow Travel respecte deux principes: prendre son temps et s'immerger dans le lieu visité.

Le slow travel est au voyage ce que la grasse matinée est à la semaine. Ce sont les mêmes personnes qui peuvent choisir ou non de prendre le temps de profiter pleinement du présent.

Le slow travel, c'est une attitude et un comportement; c'est:

  • prendre le temps de découvrir un lieu et les gens qui y vivent;
  • avancer en musardant;
  • être curieux et oser se perdre pour découvrir une bonne adresse;
  • se laisser surprendre et accepter de changer de chemin;
  • revenir au même endroit au cours d'un même séjour.

Le slow travel c'est également une volonté de:

  • privilégier la qualité à la quantité;
  • faire confiance à la chance de la rencontre;
  • faire place à l'improvisation;
  • se laisser guider par un autre.