Réseau solidarité

Se ressourcer spirituellement - penser globalement - agir localement

Accueil > Style de vie > Gestes quotidiens > Talus
Catégories : environnement, écologie
Rédacteurs :
Thérèse Schwab
Publication : 6 avril 2009
Mise à jour : 21 avril 2009

Le Groupe nature de Saint-Blaise

Ce dernier s'engage, depuis 2005, pour la biodiversité dans notre village. Voici quelques unes de ses actions:

  • promotion de jardins faisant la part belle aux fleurs indigènes;
  • brochure «Davantage de papillons dans le village»;
  • stand de fleurs indigènes à la Foire de Saint-Blaise de fin mai;
  • contacts avec les autorités communales pour la sauvegarde de zones de nature;
  • balades - nature offertes à la population: «Baies succulentes et toxiques»; «A la découverte des oiseaux du lac»; «A la découverte de la forêt»;
  • débroussaillage de prés maigres aux Fourches;
  • site didactique: «différents lieux de nature dans notre village».

Au début 2009 nous sommes approchés des autorités communales pour plaider en faveur d'une fauche tardive des talus. La fauche tardive permet aux plantes de fleurir et aux graines d'arriver à maturité et de se resemer. Dans cette végétation, la petite faune trouve refuge et nourriture pour survivre. Il nous a paru important d'informer la population de ces changements au niveau de l'entretien des talus que certains pourraient prendre pour du laisser-aller. Avec le soutien de la commune, nous organisons une

Soirée d'information

«Place à la nature à Saint-Blaise»

Mardi 12 mai 2009 à 20h au Collège de Vigner

Téléchargez le flyer


Au programme:

  • une présentation de Julien Perrot, directeur de la Salamandre et membre du Groupe nature, agrémentée d'un petit film;
  • une présentation de Pascal Bugnon, l'initiateur des Eco-Réseau du Val-de-Ruz;
  • les salutations du Président de commune, et une verrée offerte par la Commune.

 

L'intérêt de la fauche tardive des talus
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les prairies maigres sont d’une grande richesse biologique. Plus de 65 espèces de plantes à fleurs, dont certaines très rares et menacées, prospèrent dans une prairie maigre sèche, contre 30 à peine, souvent communes, dans une prairie dite grasse.


Du fait de l’urbanisation et de l'apport régulier d'engrais, les prairies maigres sont devenues rares dans nos régions et 70% des plantes qui en dépendent sont menacées de disparition.

Quelques unes de ces espèces trouvent refuge sur les talus routiers. Ces derniers n’étant pas engraissés, ils présentent les caractéristiques des prairies maigres et sont susceptibles d’accueillir une flore abondante pour peu qu’un entretien adéquat soit appliqué.
 Au début des années 90, un groupe de bénévoles a lancé à Genève une action de fauche tardive (pas avant fin juillet) des talus routiers, afin de donner une chance à cette flore en quête de milieux de substitution. L’action a rencontré un écho favorable auprès des autorités cantonales, puis communales. Le temps aidant, elle s’est étendue aux talus ferroviaires et de cours d’eau et même au-delà des frontières. A Genève, la fauche tardive des talus est devenue aujourd’hui la règle davantage que l’exception.

Et pourquoi ne suivrions-nous pas cet exemple qui a fait ses preuves?