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Mise à jour : 19 août 2007

Avec ce documentaire, le réalisateur Davis Guggenheim donne la parole à l'ancien vice-président des Etats-Unis et candidat malheureux à la Présidence en 2000 : Al Gore. Celui-ci s'est lancé depuis de nombreuses années dans une lutte sans merci contre le réchauffement de la planète et dans un plaidoyer pour l'adoption de technologies et ressources d'énergie alternatives. Al Gore dénonce des faits alarmants, mais sans jamais culpabiliser l'auditoire afin de lui faire prendre conscience du danger qui plane sur notre planète.

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En général, ce qui dérange, on préfère le cacher, l’enterrer, ne pas le voir ou l’entendre…

Le film « Une vérité qui dérange » est tout le contraire: agréablement présenté, passionnant à entendre, bien étayé sur le plan scientifique avec des pointes d’humour, d’humeur, d’humain, ce film didactique donne envie de parler de ce qui dérange, donne envie de déranger nos habitudes au point d’être prêt à déranger ceux qui nous entourent… quel est le dernier film qui vous à mis pareillement en mouvement ?

Pour ceux et celles qui n’ont pas eu la chance de voir ce film, vous pouvez obtenir des renseignements intéressants sur le site : http://www.criseclimatique.fr en attendant que le film soit disponible en version DVD…

Mark Haltmeier

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Des chiffres, des statistiques, des images, des débats télévisés, il y a des années que je savais que la planète allait de plus en plus mal. Je savais, oui ; je m’en inquiétais parfois.

Mais en visionnant ce film d’Al Gore, j’ai réellement souffert : ces glaciers qui disparaissent, ces pôles qui fondent, ces ours qui meurent faute de banquise, ce dégel des terres arctiques, ces déserts qui s’étendent, ces troupeaux qui sont décimés, ces tornades, ces inondations, ces virus qui se propagent : Tous ces phénomènes qui s’intensifient. Cette pauvre planète qui perd peu à peu ses repères et s’affole.

Et dans tout cela, que devient l’homme ? Des pêcheurs, des bergers sont condamnés à quitter leurs terres dégelées ou désertiques, des millions d’autres sont menacés par la montée annoncée des océans.

Au moyen de ce film Al Gore et son équipe de scientifiques confrontent les plus sceptiques. Oui, l’homme est responsable de cette catastrophe ! Dans sa soif de possession et de confort, obnubilé par la croissance, il n’a plus pris soin de la terre que Dieu lui avait confiée.

Les dégâts sont tels qu’il faut absolument que les puissants de ce monde prennent des mesures urgentes, quitte à légiférer ! Mais cela ne nous dispense pas d’agir à titre individuel et au quotidien. On sait bien que ce ne sont que des gouttes d’eau, mais l’océan lui-même n’est-il pas fait de gouttes d’eau…

Jeannette Amey

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Je ne m’attendais pas à recevoir de nouvelles informations déterminantes…mais peut-être une conscience plus aiguisée. Quelques faits toutefois m’ont impressionné, dont celui-ci :
l’étude des variations de températures et des concentrations de CO2 durant les 600'000 (!) dernières années sur tout le globe terrestre montre une corrélation indubitable entre ces deux grandeurs, et que nous sommes sortis depuis 20 ans pour la première fois nettement hors de ces normes.

Ce qui démontre la responsabilité indéniable des activités humaines dans le réchauffement de la planète et que cette sortie hors des normes représente un vrai dérèglement, inédit et dangereux.

Je n’ai pas perçu Al Gore comme un militant ou un extrémiste idéologue, mais comme un prophète animé d’une force d’espérance inspirante. Ce n’est pas un must d’avoir vu ce film comme d’avoir vu un autre…et puis on oublie. C’est un appel à nos consciences d’humains…

Jean-Claude Schwab

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Les graphiques qui illustrent la relation entre les émissions de CO2 dans l'atmosphère et le réchauffement climatique m’ont fait l’effet d’un choc. Avec clarté et... humour, sans culpabiliser mais en donnant envie d'agir, ce film donne une leçon magistrale sur la situation où nous nous trouvons. En plus on y découvre la personnalité d'un homme, Al Gore, qui a su transformer son échec aux élections en magnifique tremplin pour un engagement essentiel.

Thérèse Schwab